Une visite présidentielle qui intervient dans un contexte d’annonce d’un véritable plan de licenciement de 50 000 fonctionnaires d’Etat

 

 

La visite du Président de la République à Reims intervient une semaine après le Conseil interministériel à la transformation publique.

Lors de la réunion de cette instance gouvernementale de nombreuses mesures ont été adoptées ; décisions que le Figaro (30/10/2018) qualifie de grenades dégoupillées…..

Le gouvernement a donc planifié la suppression de 50 000 fonctionnaires d’Etat dans le cadre de ce qu’il nomme « Plan de départs de volontaires ». Or, ce n’est rien d’autre qu’un plan de licenciement.

Preuve en est, le gouvernement envisage l’out placement d’une partie de ces fonctionnaire dans le privé. A cet effet, sera créée une agence de reconversion !

Le gouvernement entend également supprimer des services publics.

Le ministre Darmanin n’hésite pas à dire « pour économiser des postes, nous allons supprimer des missions  » (Les Echos du 29/10/2018).

Un autre volet de ce plan est la généralisation de la précarité avec des contrats de 5, 10 voire 15 ans. Et il ne s’agirait même pas de contrats de droit public mais de contrats de droit privé.

https://www.lagazettedescommunes.com/574823/comite-action-publique-2022-un-rapport-decapant/)

Le gouvernement entendrait également procéder à l’augmentation du temps de travail y compris dans les collectivités. Celles-ci seront invitées à renégocier leurs accords en la matière.

Enfin, les relations administrations—usagers seront réduites à internet. L’exemple des cartes grises est pourtant édifiant.

Le tout sera formalisée dans la Loi fonction publique présentée courant 2019 au Parlement.

 

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